Plages de l’Est : Golfe d’Orosei et Ogliastra (Le Guide des Criques Sauvages)

Oubliez tout ce que vous savez sur les plages.

Ici, sur la côte Est, il n’y a pas de vendeurs de coco, pas de routes goudronnées et souvent… pas de sable.

C’est la rencontre brutale entre la montagne (le Supramonte) et la mer.

Le résultat ? Des falaises de calcaire blanc de 400 mètres qui tombent dans une eau d’un bleu électrique unique en Méditerranée.

C’est la région la plus spectaculaire de l’île, mais elle se mérite. Ici, il faut marcher ou naviguer.

Voici mon guide pour explorer le Golfe d’Orosei et l’Ogliastra.

1. Le Golfe d’Orosei : Le Joyau de la couronne

C’est une zone marine protégée de 40km sans aucune route côtière.

Pour voir ces merveilles, deux options : louer un Zodiac au port de Cala Gonone (Nord) ou Santa Maria Navarrese (Sud), ou marcher.

  • Cala Mariolu (La plus belle) : Souvent élue « Plus belle plage d’Italie ». Ce n’est pas du sable, mais des minuscules galets de marbre blanc (« les puces de neige »). L’eau est irréelle.
    • Accès : Par bateau uniquement (ou un trek expert de 4h).
    • ⚠️ Règle : Réservation obligatoire via l’application Heart of Sardinia (même si vous venez en bateau privé) + Taxe de débarquement (1€).
  • Cala Goloritzé (Le Monument) : C’est la plage avec l’arche naturelle et l’aiguille de pierre. Classée à l’UNESCO.
    • Accès : Interdit aux bateaux (moteur inclus). Vous devez vous garer sur le plateau du Golgo et marcher 1h (descente) et 1h30 (remontée difficile).
    • Le conseil : Ne le faites pas en tongs ! Baskets obligatoires. Réservation via l’appli Heart of Sardinia.
  • Cala Luna (Les Grottes) : Célèbre pour ses immenses grottes ouvertes sur la plage qui offrent de l’ombre naturelle.
    • Le bémol : L’étang derrière la plage stagne parfois en fin d’été (odeurs possibles). Allez-y en juin.

2. Oasis Biderosa : Le Paradis Limité (Au nord d’Orosei)

Si vous avez une voiture et que vous voulez du sable fin sans prendre le bateau, c’est ici.

  • Le concept : Une réserve naturelle protégée avec 5 criques sublimes, une pinède et un étang.
  • L’accès : Limité à 140 voitures par jour. Vous devez réserver votre ticket en ligne des semaines à l’avance.
  • L’expérience : C’est le calme absolu. Vous marchez sous les pins parasols pour atteindre une eau cristalline. Idéal pour les familles qui cherchent la nature.

3. L’Ogliastra : Sable fin et Roches Rouges (Au sud du Golfe)

En descendant vers Tortolì et Bari Sardo, la côte s’adoucit. On retrouve de grandes plages de sable.

  • Lido di Orrì : Une plage infinie de sable blanc, eau peu profonde. C’est l’alternative parfaite pour les familles qui trouvent le Golfe d’Orosei trop compliqué.
  • Cea (Is Scoglius Arrubius) : Magnifique plage de sable blanc avec deux énormes faraglioni (rochers) de porphyre rouge qui sortent de l’eau turquoise. Le contraste des couleurs est fou.
    • Activité : Nager jusqu’aux rochers rouges (c’est tout près) et sauter depuis les plateformes naturelles.

4. Berchida : La Plage aux Vaches

Située entre Orosei et Siniscola.

  • Le décor : Des kilomètres de sable blanc, pas une maison à l’horizon.
  • L’anecdote : Il n’est pas rare d’y voir des vaches se promener sur la plage en hiver ou au printemps. C’est la Sardaigne rurale qui rencontre la mer.

Conseils Pratiques de Luciano pour l’Est

  1. L’Ombre arrive vite : Dans le Golfe d’Orosei, les falaises sont hautes et plein Est. Le soleil passe derrière la montagne vers 16h00/16h30.
    • Stratégie : Partez tôt le matin (8h30 au port). À 17h, il fait frais sur les plages.
  2. Sable ou Galets ? Soyez prévenus : Cala Mariolu, Biriola et Goloritzé, ce sont des petits cailloux. Ça ne colle pas à la peau (génial) mais ça peut faire mal aux pieds sensibles. Prévoyez des chaussures d’eau.
  3. L’Application Indispensable : Téléchargez « Heart of Sardinia ». C’est l’appli officielle pour réserver vos créneaux sur les plages protégées (Goloritzé, Mariolu). Sans elle, vous resterez sur le parking.

Conclusion

Les plages de l’Est ne sont pas pour les touristes passifs. Elles se méritent.

Mais nager à Cala Mariolu ou voir l’arche de Goloritzé sont des souvenirs qui restent à vie. C’est la Sardaigne sauvage, brute et sans filtre.

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